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Le big data : nouvelle eldorado des économies d’énergie ?

La multiplication par 10 du volume global des données dans le monde en seulement deux ans a posé un défi majeur : analyser en très peu de temps un flux sans précédent d’informations. Un pari relevé avec l’émergence du big data, une révolution qui a bouleversé les usages en ouvrant la voie à des possibilités autrefois inespérées. Confrontés au contraste actuel entre l’importance de la vulnérabilité énergétique (22 % de foyers en France) et le gaspillage d’énergie qui s’effectue néanmoins (entre 20 et 30 % des ressources produites), les réflexions se sont orientées vers une application du big data à la gestion de l’énergie. En effet, si la fracture énergétique nous appelle à repenser notre usage de l’énergie ; la mise en œuvre de ce nouveau dispositif dans le monde de l’énergie semble ouvrir des perspectives impressionnantes dans la réalisation des économies d’énergie.


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Comprendre les comportements de consommation dans l’habitat

Le big data est en fait devenu un aspect-clef de la stratégie de lutte contre les déperditions d’énergie, en ce sens qu’il permet la collecte instantanée des données de consommation, leur stockage et leur traitement par une force exponentielle de calcul. Son rôle est d’autant plus dense que la donnée prise seule, doit encore être construite (collecte, filtrage, transformation) et analysée dans un rapport au temps et à l’espace. Le procédé est lui-même très innovant, notamment par le concept de Smart home, parce que toutes ces opérations de transformation des données s’effectuent en amont dans le lieu de la consommation, en intégrant directement les flux de données.

L’habitant est alors responsabilisé. Il peut désormais connaître les détails de sa consommation, par pièce, par interrupteur, par période, par type d’équipements, et identifier les postes sur lesquels des économies d’énergie sont possibles. L’intervention du technicien ne sera bientôt plus indispensable pour les opérations simples de la vie courante (mise en service, relevé, modification de puissance) et le consommateur pourra même réguler à distance sa consommation énergétique.

L’adaptation des consommations en temps réel grâce au big data

La mise en place de tels dispositifs intelligents permettra à la longue de définir des options de consommation selon les heures creuses et des heures de pointes en fonction des sollicitations d’effacement. Cette technique de l’effacement diffus, consiste en fait à réduire la consommation générale en interrompant simultanément un grand nombre de postes de consommation. Cela peut concerner les appareils de chauffage ou de climatisation qui seront interrompus durant un laps de temps suffisamment long pour rééquilibrer l’offre par rapport à la demande mais aussi suffisamment court pour n’engendrer aucune gêne pour le consommateur. L’opération pourrait même passer totalement inaperçue, vu qu’elle prend en compte les données disponibles sur les habitudes de consommation afin d’affecter le moins possible l’habitant. Cette suspension temporaire est également assurée par un opérateur d’effacement qui contrôle les postes de consommation du particulier à distance via un boîtier installé préalablement sur le compteur électrique.

L’on peut également apprécier les développements en cours dans le domaine de la gestion énergétique des bâtiments qui visent un perfectionnement des dispositifs intelligents. Il s’agit par exemple de concevoir de nouveaux algorithmes d’optimisation afin de développer des commandes prédictives à appliquer pendant une période donnée pour réduire la consommation énergétique du bâtiment ou améliorer le confort thermique des habitants. De telles études prennent en compte les données climatiques locales, en temps d’hivers comme durant la période estivale pour élaborer un dispositif capable d’opérer le choix le plus performant face à une pluralité de situations. Durant l’été, ce type de compteurs intelligents pourraient ainsi alterner entre mise en marche du système de ventilation et pilotage des ouvertures (portes, fenêtres) afin de faire baisser les températures dans les bâtiments. Du reste, différents types de travaux sont également en cours pour améliorer les simulations temps réel interconnectée avec un système de gestion des flux énergétiques qui permet de réaliser des simulations fines du système bâtiment. La pratique de ces expérimentations en amont pourra améliorer la gestion actuelle de l’énergie électrique sans préjudice pour l’usager.

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